Boostez votre immunité !

L’immunité fait partie d’un système très complexe.  Il peut être dirigé contre lui-même dans des problématiques “autoimmune”, telles que des troubles de la thyroïde, la polyarthrite, entre autres.  Il peut y avoir une défaillance immunitaire, qui est exogène:  intrusion de virus,  de bactéries, de pollution, etc. ou qui est endogène: des carences nutritionnelles, un système digestif affaibli ou une difficulté à éliminer les toxines et toxiques apportés par l’environnement ou produits par le corps lors de processus internes.

“Il vaut mieux prévenir que guérir !”  Ce proverbe montre la sagesse et nous suivons idéalement ces conseils tous les jours.  Concernant l’immunité, nous pouvons prendre quelques précautions simples apportées par des changements alimentaires et la prise de quelques vitamines et plantes.

Soutenez le système digestif !

Le GALT (Gut-Associated Lymphoid Tissue) est directement en lien avec le système immunitaire: un grand nombre de lymphes se situent autour des intestins pour agir vite.  Ces tissus lymphoïdes produisent près de 70% des cellules immunitaires (surtout lymphocytes).  S’il y a une toxine, un corps étranger, une toxique, un aliment qui ne convient pas, un allergène (un aliment qui cause une réaction allergique), le système immunitaire doit agir de suite.

Le GALT agit à travers trois systèmes de défense:

  • les lymphocytes B et T
  • la flore intestinale (des millions de bactéries)
  • l’épithélium intestinal contenant des endocytes (cellules intestinales)

Ces trois défenses ensemble peuvent rendre la paroi intestinale forte ou peuvent l’affaiblir au point de devenir ‘poreuse’, ce qu’on appele le ‘Leaky Gut Syndrome’: les espaces entre les endocytes (gap jonctions) deviennent trop grands et laissent passer des grosses molécules telle que des allergènes, des toxines, etc.  Celles-ci sont absorbées et distribuées dans le corps, par le sang, causant des problèmes immunitaires, entre autres.

Il est donc important de renforcer le GALT pour garantir une immunité optimale:  on renforce la flore intestinale et on apporte les nutriments nécessaires

Les conseils

1) La flore intestinale, un milieu sensible

  • Mangez des aliments riches en fibres:  fruits et légumes crus, des céréales complètes et des légumineuses.  Elles aident à la prolifération des bonnes bactéries intestinales.
  • Un probiotique de bonne qualité peut être nécessaire.   Il apportera des bonnes bactéries à la flore intestinale.  Une bonne alimentation et une bonne hygiène de vie ne suffisent pas toujours.

2) Les crudités: élémentaire !

  • Mangez les crudités en début de repas.  En commençant un repas par des crudités, la leucocytose, un état inflammatoire, est réduite et si on consomme uniquement des crudités au repas elle est même éliminée.
  • Mangez au moins 2 fruits crus par jour pour un apport d’antioxydants.

3) Les vitamines et minéraux, des éléments de renfort:

  • La vitamine D est un nutriment essentiel pour le bon fonctionnement du système immunitaire:

*la régulation des lymphocytes-T
*éviter que les cytokines inflammatoires prennent le dessus
*stimuler l’action des peptides du système immunitaire: monocytes, ‘Natural Killer’
cellules, neutrophiles, et les cellules du système respiratoire
*favoriser l’expression et l’action des macrophages, des cellules qui élimininent les        toxines et toxiques ‘capturés, avalés et détruits’

  •  Le jaune d’oeuf “liquide” (oeuf à la coque et oeuf sur le plat ou comme à l’époque de nos grand-mères, un jaune d’oeuf mixé à du lait (végétal) ou dans un shake aux fruits) et les poissons “gras” contiennent de la vitamine D.
  • Mettre l’équivalent d’un bras + une jambe ou 2 bras + le visage au soleil pendant 20 minutes (en pleine été seulement tôt le matin et en fin d’après-midi) stimule le système immunitaire en donnant au corps la possibilité, à travers les rayons solaires, de fabriquer de la vitamine D.  Toutefois, ceci est insuffisant pour ceux qui sont en carence clinique de cette vitamine.  Dans ce cas, il est nécessaire de prendre un complément alimentaire.
  • Mangez des aliments riches en zinc, tel que les graines de potiron, les graines de tournesol, les noix de cajou, les lentilles, le brocoli, le chou de bruxelles, la figue, la framboise, le petit épeautre, l’avoine et le sarrasin.  Le zinc aide à la production de lymphocytes-T et de ‘Natural Killer’ cellules.  Sa prise en complément alimentaire, selon les études, peut faire disparaitre deux à trois fois plus vite une toux, un mal de gorge, et l’écoulement nasal !
  • Des compléments alimentaires tel que les vitamines A et C et certaines plantes, l’échinacée, l’étherocoque, le ginseng, la gelée royale, certains champignons et l’églantier peuvent soutenir le système immunitaire.
  • Les huiles essentielles telles que le niaouli, le tea tree, l’eucalyptus radié, la ravintsara et la ravensara peuvent agir en prévention ou en aigu.  Elles peuvent être appliquées en voie externe, sur un support d’huile d’amande douce, frottées sur le thorax et le haut du dos.  En voie interne il est important de les mettre sur un support tel que l’huile d’olive ou sur une mie de pain.  La durée ne doit pas dépasser 2 semaines d’affilée par mois.

4) D’autres paramètres qui soutiennent l’immunité:

l’activité physique, la détente, la détoxification des émonctoires, un sommeil réparateur, la gestion du stress.

Gudrun Scholler.

www.gudrun-scholler.be

Note: Ces conseils ne remplacent pas une visite chez un(e) spécialist(e) de la santé en cas de nécessité.

Astuces pour un changement durable de nos habitudes alimentaires

Bien que les magazines et autres publicités poursuivent inlassablement leurs rentables campagnes attrape-nigaud(e)s, et que tout au long de l’année fleurissent les régimes improbables et les pilules mange-la-graisse-et-coupe-la-faim, qui de nous n’a rêvé de poser enfin ses bagages et de manger comme bon lui semble, sans crainte des “représailles pondérales” ?

Tout nous porte à oublier que manger est avant tout un geste naturel, spontané …

Mais comment toucher cette dimension perdue ? Retrouver le naturel sous les couches de messages contradictoires, d’info et d’intox mêlés, de dictature diététique, de conformité aux canons de la beauté-jeunesse-minceur ?

A quoi se fier ? Que croire ? Comment faire ?

Il est bien plus simple d’accéder à cette liberté qu’il n’y paraît, ou qu’on nous le fait croire ! Il suffit d’appliquer quelques principes très simples et de se donner le temps du changement, sans pression.

Voici quelques suggestions qui vous aideront à installer une nouvelle relation à la nourriture :

  • Exercez votre esprit critique et votre bon sens : vous en remettre aux pilules miracles et vous bercer d’illusion ne vous permettra pas de retrouver un poids satisfaisant ou un corps de rêve…vous le savez! Fantasmer sur un poids utopique pour votre constitution n’amène que frustration. Restez réaliste!
  • Soyez conscient que seule la voie du milieu, qui est celle de l’équilibre, de votre équilibre est une voie durable
  • Ecoutez et respectez les besoins de votre corps : ne sautez pas de repas, mangez régulièrement et de tout. Ne grignotez pas mais faites une vraie petite collation en fin d’après-midi. Buvez de l’eau, souvent, et hors des repas, c’est plus digeste.
  • Prenez conscience de vos habitudes : observez-vous, transcrivez tout ce que vous mangez et buvez durant quelques jours. Vous avez tendance à grignoter? Vous avez des pulsions-frigo? Quel est alors votre état émotionnel? Que recherchez-vous dans la nourriture? S’intéresser au contenu de votre assiette est utile. Observer comment et pourquoi vous mangez est le premier pas vers un changement en profondeur.
  • Faites du repas un vrai moment. Un moment de calme, de plaisir et de partage. Mangez en conscience : soyez présent à vous-même, à ce que vous ressentez, aux messages de votre corps. Sans interférence (télévision, téléphone, ordinateur…) : le cerveau ne peut gérer efficacement toutes ces informations en même temps.
  • Apprenez à ralentir le rythme! Manger s’adresse à tous vos sens… donnez-leur l’occasion et le temps de capter les couleurs, les parfums, les textures, la subtile alchime des goûts, et de s’en nourrir.
  • Hors contexte de maladie, il n’est pas utile d’écarter certains aliments. Chaque aliment offre un apport en éléments nutritifs essentiels spécificque et c’est la combinaison des différents aliments disponibles sur le marché qui permet d’établir un équilibre susceptible de couvrir tous nos besoins, au gré des saisons et des goûts. Tout réside dans l’art de varier les apports et de consommer la juste quantité.
  • Misez sur le plaisir !! Plaisir de manger, de déguster, de découvrir de nouvelles saveurs, de partager! C’est autorisé…et même conseillé!
  • Aucune aliment ne fait grossir! Seule une quantité excessive amène le TROP…et les kilos. Cessez de manger lorsque vous n’avez plus faim. Vous n’êtes pas une poubelle de table!
  • Qui veut éviter les calories superflues limitera sa consommation de boissons alcoolisées. L’alcool n’est pas une boisson comme les autres. Outre qu’il génère de la dépendance et abîme certains tissus et organes, l’alcool apporte une forme d’énergie que notre corps n’est pas à même d’utiliser telle quelle, et qui est donc automatiquement stockée… sous forme de poignées d’amour!
  • Le concept du régime, même équilibré, ne tient compte que de votre assiette. Il ne débouche pas sur un changement de vos habitudes et dès son arrêt, on commence à reprendre du poids. Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets !
  • Contrôle, insatisfaction, déni de ses besoins, frustration, culpabilité sont des poisons aussi sûrs et puissants que les graisses saturées, les colorants, les pesticides et autres édulcorants.
  • Le stress modifie les circuits hormonaux et perturbe le métabolisme. Il peut induire une prise de poids même si l’on ne mange pas plus! Identifier et gérer ce stress est donc une priorité.
  • Rompre avec nos vieilles habitudes bien installées est affaire de patience et de connaissance de soi plus que de volonté! Apprenez à vous connaître mieux et soyez tolérant avec vous-même. Persévérez! Vous y arriverez.
  • Vous n’êtes pas en paix avec la nourriture ? Avec votre corps ? Vos émotions ? Votre image ? Votre histoire ? Acceptez cette réalité. Intégrez-la; identifiez votre difficulté. Ne restez pas seul, enfermé dans votre détresse. Le recours à un(e) thérapeute peut se révéler nécessaire.

Noëlle Lamotte.

POUR OBTENIR PLUS D’INFORMATIONS SUR NOËLLE LAMOTTE, N’HÉSITEZ PAS À VISITER SON SITE INTERNET : WWW.ESPACEBLEU.BE